Restauration du mobilier

Patrimoine d’Appeville

La restauration du mobilier


Le maître-autel

L’autel, en bois polychrome et doré, surmonté d’un tabernacle à ailerons. Le tabernacle avait perdu une partie de son couronnement à la suite d’un vol en 2005 ; la partie manquante a été reconstituée grâce à une ancienne photographie. Il date de la fin du XVIIIe–début du XIXe siècle.

En 2015, le décor sculpté du tabernacle a été restitué : une frise de grappes de raisin, de feuillage et d’épis de blé, sculptée dans le chêne et redorée à la feuille d’or.

AvantAvant
AprèsAprès
Maître-autelDétail doréDétail doréDétail doré

L’autel de la Vierge

Autel de style néogothique à arcatures, orné des apôtres et d’un retable à phylactères portant le « Je vous salue Marie », avec les statues de St Thomas Helye et St Joseph et Notre-Dame de Lourdes au centre. Peintures signées « Josse peintre 1900 ». Restauré en 2015.

Autel de la ViergeAutel de la ViergeAutel de la ViergeAutel de la ViergeAutel de la ViergeAutel de la Vierge

Le lutrin

Le très beau lutrin témoigne du soin apporté au mobilier liturgique. Son bec, restauré en 2015, a été refait à partir d’une ancienne photographie.

Aigle-lutrin du XVIIIe siècle en chêne peint et doré : base triangulaire à volutes d’acanthes et trois têtes d’angelots, fût orné de feuilles d’acanthes et de vigne, chapiteau corinthien, aigle posé sur un globe, le serpent entre ses serres.

AvantAvant
AprèsAprès
Tête d'angelot dorée du lutrinLutrinLutrin

Les bancs

Les bancs, datant des années 1870, avaient été fragilisés par le temps. Une restauration a permis de consolider et préserver cet ancien mobilier.

Les bancsLes bancs

La chaire

Chaire à prêcher du XVIIIe siècle, l’un des seuls objets non détruits à la Révolution. Cuve en chêne sculptée aux armes de la famille Davy : quatre harpes et un cœur enflammé. L’abat-voix, avec sa colombe, est du XXe siècle. En 2014, elle a été remise en état (parquet, escalier) et consolidée.

Mentionnée en mauvais état dès 1765, la chaire réemploie des éléments d’une chaire plus ancienne ; elle pourrait être l’œuvre de Tesson de Carentan, qui refit le confessionnal de l’église en 1780.

ChaireChaireChaireChaireChaireChaire

Le chemin de croix

Le chemin de croix néogothique fut solennellement érigé le 4 avril 1880, dimanche de Quasimodo, en souvenir de la mission de 1880. Ses quatorze tableaux, aux sujets en bronze argenté et repoussé montés dans des cadres en cœur de chêne, sortent des ateliers toulousains de la maison Germain–Oudry.

Estimé à 950 francs, il ne coûta qu’une vingtaine de francs à la fabrique (l’assemblée de laïcs et de clercs chargée d’administrer les biens, les revenus et l’entretien de la paroisse), grâce au zèle et à la générosité de l’abbé Constant Pagny. Sa bénédiction fut donnée par l’abbé Pagny, curé de Beuzeville-la-Bastille, délégué par l’évêque.

Un chemin de croix identique, de plus grand format, existe à la collégiale de Poissy et à la cathédrale de Dol.

Chemin de croixChemin de croix

La Vierge à l’Enfant

Seule statue de l’église à avoir échappé aux destructions de la Révolution, cette Vierge à l’Enfant en bois sculpté et polychrome date de la fin du XVIe–début du XVIIe siècle. Elle est inscrite aux Monuments historiques depuis le 21 février 1958 et mesure 112 × 56 × 37 cm.

La Vierge est assise et tient l’Enfant sur son genou gauche. Elle porte une robe grise et un manteau marron au revers rosé. L’Enfant, vêtu d’un périzonium rosé, lève la main droite vers le visage de sa mère. L’ensemble est sculpté dans un chêne resté sain.

La statue a fait l’objet d’un traitement de restauration en 2014.

Statue de la Vierge à l'Enfant La Vierge à l'Enfant